ALGERIE : LOI DE CRIMINALISATION

Le 23/01/2026

Mesdames, Messieurs,

L’Assemblée populaire nationale (APN) algérienne a voté, à l’unanimité, le 24 décembre 2025 une loi criminalisant la colonisation française en Algérie. Elle est actuellement en examen par le Conseil de la Nation algérienne. 

Selon le journal algérien El Moudjahid, «  Ce texte de loi s’inscrit dans un processus national visant à la consolidation des références historiques de l’État algérien et à la préservation de la mémoire collective. Le texte, qui comprend cinq chapitres et vingt-sept articles, s’appuie sur les principes du droit international qui consacrent le droit des peuples à la réparation juridique, à la justice historique et à l’obligation de rendre des comptes. Le texte de loi vise à énumérer les crimes du colonialisme français et à définir la responsabilité de l’État français face à son passé colonial en Algérie, outre la mise en place de mécanismes pour exiger la reconnaissance et des excuses, et la promulgation de dispositions pénales criminalisant l’apologie du colonialisme ».

Face à cette initiative algérienne, le président de la Fondation pour la mémoire de la guerre d’Algérie et des combats du Maroc et de Tunisie (FM-GACMT) a réagi et publié, sur le site de la Fondation, une prise de position. https://www.fm-gacmt.org/grandes-causes/nos-positions/la-loi-algerienne-criminalisant-la-colonisation-francaise 

L’UNC, qui comprend dans ses rangs un grand nombre d’anciens combattants d’AFN, de harkis et de rapatriés, ne peut qu’approuver les propos et arguments développés par le président de la FM-GACMT. Créée en 2005, la FM-GACMT a pour mission, de par ses statuts, de contribuer à la compréhension de l’histoire de la France au Maghreb, ainsi que la contribution à la mémoire des actions des combattants et des conséquences pour les populations concernées, en particulier pour l’Algérie. 

Présente au sein du conseil scientifique de la FM-GACMT, l’UNC participe à cette démarche, en ayant une approche réaliste, assumée, décomplexée et constructive de l’histoire de la France au Maghreb. Outre sa contribution à la reconnaissance de la mémoire de l’engagement des anciens combattants d’Algérie, elle veille à celle de leurs droits, ainsi qu’à celle des OPEX, qui ont, comme eux, combattu et combattent actuellement, sous nos trois couleurs. 

L’UNC ne peut que souhaiter un apaisement dans les relations inter-étatiques France-Algérie, sans pour autant qu’il soit porté atteinte à la mémoire des Françaises et des Français qui ont contribué, sous des formes multiples et dans des circonstances particulières, depuis 1830, à la construction d’un Etat, indépendant depuis plus de 60 ans, riche de potentialités dans tous les domaines. 

GCA (CR) Hervé Longuet

Président national de l’UNC