VOEUX 2026 MINISTRE ANCIENS COMBATTANTS

Le 30/01/2026

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Vœux au monde combattant

Val de Grâce – Lundi 26 janvier 2026

Alice RUFO, ministre déléguée auprès de la ministre des Armées et des Anciens combattants

- Seul le prononcé fait foi -

 

 

Mesdames et messieurs les parlementaires,

Mesdames et messieurs les élus,

Monsieur le délégué général de l’Ordre de la Libération,

Monsieur le secrétaire général pour l’Administration,

Monsieur le chef d’état-major de l’Armée de terre,

Monsieur le chef d’état-major de la Marine nationale,

Monsieur le chef d’état-major de l’Armée de l’air et de l’Espace,

Monsieur le gouverneur militaire de Paris,

Monsieur le directeur central du Service de santé des armées,

Mesdames et messieurs les directrices et directeurs d’administration centrale,

Mesdames et messieurs les officiers généraux,

Mesdames et messieurs les représentants du monde culturel et muséal,

Mesdames et messieurs les représentants du monde combattant et mémoriel,

Officiers, sous-officiers, militaires du rang,

Chère Arlette Testyler, merci de votre présence qui nous honore et nous oblige,

Mesdames et messieurs, en vos rangs, grades et qualités,

Ma chère Louise

Je suis très heureuse de vous retrouver ici, au Val-de-Grâce, sous ces voûtes magnifiques où résonne l’écho de notre histoire et de ceux qui l’ont faite.

De vous retrouver pour un moment de paix, d’amitié, de calme et de recul, dans un monde qui ne nous le permet pas beaucoup.

Dans cette abbaye devenue hôpital militaire il y a 230 ans, qui abrite désormais le musée du Service de santé des armées ainsi que l’Académie de santé des Armées, — une structure d’excellence qui fédère, depuis 2024,

la veille, la formation, la recherche et l’innovation de santé.

Le choix de ce lieu s’explique par l’intrication des traditions de notre histoire, de l’engagement actuel et de la réflexion sur l’avenir.

Je remercie donc chaleureusement le Service de santé des armées pour son accueil aujourd’hui.

C’est l’occasion, pour moi, de mettre en lumière une composante essentielle de nos armées,

car on ne le dit jamais assez : le Service de santé des armées est un atout stratégique majeur pour nous.

Son implication exemplaire et constante le montre, face au pire, encore récemment, dans la tragédie de Crans-Montana, qui nous l’a tous rappelé ; Et pour le meilleur : vous avez su innover pour protéger, puisque la France dispose désormais d’un antidote contre la ricine, première mondiale, au croisement de la biosécurité, de la souveraineté, de la recherche privée et de l’action publique.

Je veux saluer toutes celles et ceux qui, au Service de santé des armées, à la DGA, et dans tout notre écosystème, ont rendu cela possible.

Ce lieu est symbolique aussi, parce qu’on y trouve, vous l’avez vu dans le musée qui l’abrite, tout ce qui fait le sens de la mission portée par notre ministère depuis la Première Guerre mondiale : les moulages des « gueules cassées », la chirurgie reconstructrice, mais aussi, déjà, les blessures invisibles du « choc des obus » — et l’œuvre

difficile de réparation.

Si vous vous promenez, vous pourrez voir aussi un wagon-hôpital et ses brancards.

Et, par une concordance tragique des temps, ce sont les mêmes types de wagons qui, aujourd’hui, en Ukraine, évacuent les blessés du front.

Je reviens d’un déplacement en Ukraine,où j’ai signé un mémorandum d’entente avec la ministre ukrainienne des

Anciens combattants, pour justement accompagner les blessés, partager nos expériences, mais aussi la mise en œuvre d’une politique mémorielle dans un État démocratique.

Je compte sur vous pour nous y aider. Et je sais combien le monde combattant s’est engagé, dès le début de la guerre, dans la solidarité avec le peuple ukrainien : je veux ici l’en remercier.

Ce déplacement m’a encore confortée, s’il le fallait, dans la certitude que les politiques de mémoire, de réparation et de reconnaissance menées par le ministère des Armées ne sont pas un « à-côté » de notre actualité iplomatique et de la vie du pays.

Elles ne sont pas simplement un héritage du passé. Elles sont tout simplement ce qui fait l’incarnation de nos valeurs de liberté, d’égalité et de fraternité, ces valeurs au nom desquelles nous nous battons. Et c’était donc pour moi une mission, un honneur et une responsabilité immenses d’avoir cette responsabilité du monde combattant,

qui s’inscrit dans une grande tradition républicaine entamée par Maginot et Clemenceau : reconnaître et d’accompagner nos combattants d’hier et d’aujourd’hui.

C’est d’ailleurs ce que j’ai voulu manifester dès mon premier déplacement, en me rendant à l’hôpital Percy avec la ministre, puis sous l’Arc de Triomphe pour raviver la flamme du Soldat inconnu, symbole du soldat de l’Idéal qu’a

magnifié Clemenceau. C’est par ces actes que, au fond, nous rendons le mieux hommage au monde combattant :

en nous engageant dans son actualité, en nous souvenant de son passé.

C’est en se souvenant des sacrifices que nous savons pourquoi nous travaillons aujourd’hui.

 

Je viens de la diplomatie.

Je voudrais remercier personnellement, puisque c’est un moment de vœux, nos chefs militaires qui m’ont accueillie dans ce ministère, et qui ont considéré que j’étais certes diplomate, mais néanmoins digne de

servir au ministère des Armées, et qui ont su m’apprendre des valeurs que je n’oublierai jamais : celles de la loyauté, du rapport à la vérité, du rapport aux résultats, qui m’ont accompagnée dans les cent jours de cette prise de fonction, et qui, j’espère, continueront de m’accompagner au moment où — et je vous promets de me battre jusqu’au bout — il nous faut un budget pour les Armées.

Avec ce budget, nous pourrons poursuivre, en 2026, notre mission dont la première est notre nécessaire mobilisation auprès du monde combattant.

J’ai maintenant — pas complètement, mais presque — rencontré les principales associations du monde combattant, que je remercie pour la qualité de nos échanges.

Vous vous montrez infiniment volontaires. Vous avez envie — et vous avez raison — d’être mieux associés à la vie de nos forces, au travail vis-à-vis de notre jeunesse, et, bien évidemment, à la mise en place du nouveau service national.

J’ai entendu, à votre écoute, l’attention que nous devions porter à la quatrième génération du feu, et je vois le réservoir de bonne volonté qui existe partout dans notre pays pour réussir cette projection vers l’avenir, sans rien oublier de notre passé — au contraire —, du monde combattant et de ceux qui l’accompagnent tous les jours, à Paris et sur le terrain.

Nous avons beaucoup travaillé, d’ores et déjà, dans le cadre du G12 – nouvel acronyme pour moi, après les G7 et les G20 - qui n’est pas exclusif des autres associations du monde combattant, mais qui permet d’avoir un engagement opérationnel et un suivi de ce qu’on se dit, pour qu’on ne recommence pas à chaque fois les mêmes réunions, surtout quand les ministres se succèdent.

La ministre des Armées a participé, et je crois que c’était un signal très important, à l’une de ces réunions, et nous en aurons une autre sur les thèmes que nous avons identifiés d’ici le mois de février.

Ça, c’est pour la méthode. Je voulais juste vous dire que je m’y tiendrai.

Le deuxième élément, c’est l’évolution nécessaire de notre politique d’hommage, de reconnaissance et de réparation.

Rendre hommage, d’abord : nous devons continuer à honorer la mémoire de tous les morts pour la France,

pour la Nation et pour la République, en transmettant cette mémoire auprès des jeunes générations.

Je ne vais pas vous cacher mon émotion à chaque fois que je vois un porte-drapeau transmettre son drapeau à un plus jeune : c’est une des plus belles choses que j’aie vues et c’est évidemment ce qu’il faut continuer de faire, en rappelant l’engagement partout où c’est nécessaire ; à chaque fois que c’est nécessaire.

Ce matin, j’étais avec le gouverneur militaire de Paris au monument d’hommage aux morts en opération extérieure, pour rappeler le sacrifice des 90 militaires français morts en Afghanistan, aux côtés de nos alliés.

on voit la triste actualité et la nécessité de ces hommages.

Pour revenir sur des épisodes récents également, je pense aux attaques indignes qui ont pris pour cible les Harkis,

et je veux leur dire que nous irons au bout des promesses qui ont été faites par le Président de la République en matière de réparation, et que la République tiendra la promesse à laquelle, malheureusement, elle a failli par le passé.

Donner toute notre reconnaissance à celles et ceux qui la méritent, c’est aussi valoriser toutes les formes d’engagement. Je veux saluer à cet égard la première promotion de la médaille de la Défense nationale avec agrafe «Monde combattant», avancée que nous devons à la conviction portée par l’un de mes prédécesseurs, Jean-Louis Thiériot, que je remercie du fond du cœur, et qui est une reconnaissance tangible de l’engagement au service de la cohésion nationale et du lien Armée-Nation.

Je me réjouis de voir cette nouvelle forme de reconnaissance prendre vie.

Nous allons remettre à l’issue de ces vœux les premières de ces médailles, et honorer ainsi celles et ceux qui, dans les associations, consacrent leur énergie et leur travail à la mémoire et à la solidarité.

Réparer, aussi : il nous faut poursuivre — et même accélérer — la mise en œuvre du Plan blessés.

Vous avez tous entendu que, dans son discours de vœux, le Président de la République nous a fixé une échéance au 13 juillet prochain.

On a déjà commencé à travailler sur l’accélération de ce que nous avons déjà beaucoup fait, mais qu’il faut porter à son terme : sur l’employabilité, sur la prise en charge de la blessure psychique, sur la simplification des procédures.

Je salue toutes les équipes du SGA, qui ont beaucoup avancé.

Je me suis rendue dans de très nombreuses maisons Athos récemment, et je pense qu’il nous faut consolider ce dispositif général, qui est né d’une idée de l’Armée de terre, et que nous devons rendre pérennes et consolidés.

Un de mes premiers déplacements, d’ailleurs, a été à Bordeaux dans une maison Athos.

J’ai parlé à l’un des blessés, et il m’a dit cette phrase que je n’oublierai jamais : « Nous ne sommes pas d’abord des blessés de guerre, nous sommes des guerriers blessés. »

Je pense que ce lien préservé avec les Armées, comme l’incarnent les Maisons Athos, est absolument essentiel dans la politique de réparation.

Il y a aussi le sujet de la valeur du point de PMI, dans un contexte budgétaire difficile.

Néanmoins, j’ai pris des engagements.

Nous débuterons donc dans quelques jours les travaux sur le rapport biannuel, et j’espère qu’il sera la première étape de travaux qui nous mèneront à une revalorisation de la valeur du point.

Je ne veux pas oublier, dans cette politique de réparation, l’Institution nationale des Invalides, où je me rends régulièrement, et dont nous venons d’acter la nouvelle revue stratégique.

Je compte sur l’ensemble des services du ministère des Armées pour appuyer, dans les travaux qui seront à mener, le bon fonctionnement pérenne de cet établissement magnifique.

J’évoque l’Institution nationale des Invalides, première institution de solidarité nationale dans notre pays, dont l’origine remonte à Louis XIV.

Je n’oublie pas que les Invalides accueillent, évidemment aussi, le musée de l’Armée.

J’en viens donc à une autre priorité de notre action pour 2026 : l’action culturelle, au sens large, du ministère des Armées, dans un moment tout à fait particulier où il nous faut créer de plus en plus de passerelles entre le monde combattant, la défense et la Nation, dans une bataille culturelle générale, mondiale.

Parce que, quand on parle de guerre hybride mondialisée, il faut aussi tenir compte des récits et de la manière dont on raconte l’histoire.

Dans cette perspective, nos musées, et les musées des Armées, sont absolument essentiels.

Une des premières actions que j’ai eu à mener a été de les protéger.

Nous avions tous en tête ce qui s’était passé au Louvre.

Je voulais remercier les équipes de direction des grands musées, qui nous ont permis de faire un état des lieux précis et de lancer les mesures nécessaires.

Je voulais saluer aussi le professionnalisme dont ils ont fait preuve, leur efficacité, leur réactivité, et je voulais vous dire qu’avec mon équipe, nous continuerons évidemment à suivre la mise en œuvre des mesures que nous avons actées à cette occasion.et vous dire qu’avec mon équipe, nous continuerons à suivre la mise en œuvre des mesures actées.

Ouvrir nos musées, nos services d’archives, nos lieux de mémoire, à tous les publics, à toutes les formes d’art,

aux industries culturelles et créatives, évidemment, à la jeunesse.

L’art a toujours accompagné l’expérience combattante, et je pense que c’est essentiel de le maintenir.

Se tourner vers les jeunes.

Je me souviens de mon premier déplacement au Mont‑Valérien, de tout ce que j’ai vu comme inspirant, monsieur le délégué général, à cet endroit-là, et de tout ce qu’on doit raconter aux jeunes générations pour qu’elles se souviennent de cet engagement de ceux qui sont tombés pour nous, et des raisons pour lesquelles ils ont su faire Nation, créer notre unité, défendre nos valeurs et les porter de la meilleure manière et de la plus belle manière qui soit.

Un mot sur le Bleuet de France que beaucoup portent, c’est très bien.

Moi je l’ai mis aussi, et il a fêté cette année ses 100 ans. Alors, ça a été une mobilisation exceptionnelle en 2025.

Mobilisation au service de cette petite fleur simple, universelle, mais si porteuse de sens.

Je félicite tous ceux qui ont mené cette action avant moi, évidemment mon prédécesseur, et puis tous ceux qui s’y sont engagés.

Je félicite toutes celles et ceux qui l’ont portée avant moi, et tous ceux qui s’y sont engagés, pour le niveau atteint en 2025. On me fait dire qu’il doit être un niveau de référence : pas du tout. Il faut le dépasser, et il faut aller encore plus loin l’année prochaine !

Puisque je parlais de centenaire, la Marine est encore plus ancienne : elle fêtera cette année ses 400 ans.

Je voulais vraiment vous dire, Monsieur le chef d’état-major de la Marine, Amiral, qu’on est très fier de fêter avec vous cet anniversaire — c’est la Toulonnaise qui parle, je vous prie de m’excuser !

Mais enfin, on est très contents d’accompagner cet anniversaire qui — et je sais que c’est votre souhait —

n’est pas seulement un exercice d’histoire, même si c’est très important, un exercice de mémoire, mais aussi la démonstration de nos grandes capacités navales et de notre aptitude unique au combat naval.

Je veux redire, avant de conclure, que l’action auprès du monde combattant n’est pas coupée de ce que nous faisons dans le monde et du rôle que joue notre pays.

Il y a de plus en plus de coopérations qui se développent entre les mondes combattants de différents pays, en Europe, mais aussi ailleurs.

Je pense au Liban, en vous regardant, où j’espère que nous irons ensemble.

Je parlais de l’Ukraine, bien sûr, dans la défense de l’Europe telle que nous devons la renforcer.

Je crois qu’il faut se souvenir que le révisionnisme historique préside toujours à la guerre.

Et c’est ce qui s’est passé en Russie, puisque c’est juste après la dissolution de l’association Memorial, qui documentait les crimes du stalinisme, que le régime du Kremlin a lancé sa guerre.

Et ce n’est pas un hasard si, quand on veut réécrire l’histoire, au fond, on veut réécrire les frontières.

Donc il faut absolument tracer des ponts entre ce que vivent les pays qui, aujourd’hui, sur le continent européen, connaissent la guerre, et ce que nous avons vécu, et notre histoire commune, celle qui rassemble les Européens libres qui veulent défendre leur souveraineté et le droit international.

Une autre référence historique, qui je crois est d’actualité : je voudrais citer, enfin, ce que disait le général de Lattre de Tassigny, en 1951, sur l’amitié franco‑américaine.

Il disait toute sa fierté d’avoir eu sous ses ordres, dans la 1ère Armée, plus de 100 000 soldats venus des États‑Unis.

Il disait la fierté de la France d’avoir pu contribuer à la naissance d’une telle nation, d’une si grande nation.

Il disait que le lien tissé par l’histoire entre les deux nations, au-delà des gouvernements successifs, était indéfectible.

Lorsque je me suis rendue à Washington, je suis allée au cimetière d’Arlington pour saluer la mémoire des combattants de la liberté américains.

Alors que nous avons célébré le 80e anniversaire des débarquements et de la Victoire, je veux saluer le travail remarquable de la mission Libération : la médaille que nous allons remettre remercie largement son travail remarquable.

J’ai une pensée aujourd’hui, en particulier, pour Charles Norman Shay, cet infirmier amérindien débarqué sur les plages de Normandie, qui avait choisi notre pays, et dont les obsèques ont été célébrées le mois dernier dans la cathédrale de Bayeux.

En cette année où nous célébrerons aussi le 250e anniversaire de la déclaration d’indépendance des États‑Unis, le 4 juillet 1776, ce que disait le général de Lattre résonne plus fort que jamais.

Il appelait au courage de rester libre en face des « puissances trompeuses ».

Il rappelait ce que nous devons tous rappeler, la liberté, la vérité, qui doit toujours se conquérir et toujours être défendue. Il concluait son texte par un appel vibrant : « La culture sonne aujourd’hui comme un appel aux armes,

car elle donne aux hommes des raisons de vivre, de vivre libres, et par conséquent des raisons — et le devoir — de se battre contre la servitude. »

Voilà cette leçon sur l’amitié franco-américaine : la connaissance de l’histoire, de notre culture, la transmission de notre mémoire, le lien entre les générations, les liens entre l’Armée et la Nation.

Tout ce qui nous réunit aujourd’hui, tout ce qui symbolise le lieu où nous trouvons au Val-de-Grâce doit nous donner les clés de lecture du monde contemporain.

Et vous en êtes tous les acteurs, et oserais-je dire les ambassadeurs, les ambassadeurs de ce patriotisme qui est un grand mot, les ambassadeurs de ce patriotisme qui est un grand mot : un mot qui n’appartient ni à la gauche ni à la droite, un mot qui appartient à tous, un mot qui associe tout le monde, qui n’exclut rien, et qui n’exclut personne. Un mot comme le disait Simone Weil, la philosophe, en 1942, qui donne le sentiment de « tendresse poignante pour une chose belle, précieuse, fragile et périssable ».

Votre combat montre qu’il faut toujours le défendre, qu’il faut toujours défendre ce pour quoi nos soldats sont tombés, et que le patriotisme, en cette année où nous allons honorer Marc Bloch qui va rentrer au Panthéon, est une nécessité vitale parce que l’esprit de défaite est un poison mortel et que notre pays est celui d’une invincible espérance ; parce qu’il y a toujours un moment où il se réarme, et qu’il sera toujours celui qui décidera d’être fort pour protéger ce qui est juste et pour défendre, évidemment, l’ordre international fondé sur le droit, fondé sur la paix.

Avec cette espérance qui traverse les témoignages, les mémoires, l’engagement de nos soldats, celle qui anime nos blessés dans leur reconstruction, celle qui pousse des jeunes femmes, des jeunes hommes, à risquer leur vie encore aujourd’hui, car ils croient que nous avons la France en partage, et qu’elle mérite d’être défendue,

qu’elle est — comme le disait le poème — toujours plus belle que les larmes.

Au nom de cette espérance, que nous continuerons à porter tous ensemble en 2026, je voulais vous souhaiter, à toutes et à tous, une merveilleuse année — j ’espère à vos côtés.

C’est, en tout cas, mon vœu le plus cher pour l’année qui s’ouvre.

Et, bien sûr, je voudrais conclure en disant :

Vive notre liberté, vive la République et vive la France !