PANTHEONISATION MARC BLOC

Le 22/06/2026

Communiqué du comité consultatif d’action civique et de mémoire (CCACM).
Objet : panthéonisation de Marc Bloch - 23 juin 2026 
En novembre 2024, le Président de la République avait annoncé, lors des cérémonies de commémoration de la libération de Strasbourg, l’entrée au Panthéon de Marc Bloch.
La cérémonie en l’honneur de ce résistant et historien, assassiné le 16 juin 1944 à Saint-Didier-de-Formans dans l’Ain, se déroulera le 23 juin 2026.  
Dans son plan d’action 2026, le CCACM avait annoncé qu’il communiquerait éléments biographiques et liens sur l’intéressé, pouvant contribuer à l’élaboration d’exposés et/ou d’interventions sur le sujet devant un public (scolaires, hommages locaux, etc..) en l’honneur de Marc Bloch, en particulier sur les lieux où il a vécu, a été détenu et a été fusillé.
Né en 1886 à Lyon, issu d’une famille juive alsacienne, Marc Bloch fait de brillantes études et est reçu à l’agrégation d’histoire-géographie en 1908.
Lors de la première guerre mondiale, il est mobilisé en tant que sergent d’infanterie et  termine la guerre avec le grade de capitaine. 
En 1940, professeur d’histoire économique à la Sorbonne, âgé de 54 ans, père de 6 enfants et atteint de polyarthrite, il participe aux combats de la campagne de France et assiste à l’effondrement de la France et de son armée. Dès lors, il se met au service de la Résistance.
Aux côtés de Jean Moulin, il continue le combat et contribue à la réflexion sur la reconstruction de la société française post-Libération. Il est arrêté à Lyon en mars 1944 et interné à la prison de Montluc. Après avoir été soumis à la torture, il est fusillé le 16 juin.  
Chevalier de la Légion d’honneur (à titre militaire), croix de guerre 1914-1918 (quatre citations ), croix de guerre 1939-1945 (une citation), Marc Bloch s’appuyant sur son expérience combattante et d’universitaire analyse, dès 1940, les causes de la défaite française dans son ouvrage Une étrange défaiteIl y relève le conformisme du moment dans tous les domaines, le refus du changement et la nécessité de l’élan et de la mobilisation collective pour l’avenir. L’ouvrage sera publié post-mortem, en 1946. Une citation est à retenir, « Sans se pencher sur le présent, on ne peut penser le passé ». 
Ci-joint quelques liens utiles : 

Comité consultatif d’action civique et de mémoire